Scénos folles et vibes solaires
Des scènes planquées au milieu des arbres, des installations lumineuses un peu partout, et une prog’ qui fait voyager. Voilà mon résumé de ce samedi magique.
Air – Un retour céleste
Franchement, difficile de rêver mieux pour démarrer la journée. Le duo culte Air était là, et ils n’étaient pas venus les mains vides.
La scénographie était superbe : un genre de bloc lumineux semi-transparent, comme si on était plongés dans leur chambre d’ado rétro-futuriste. À la fois intime et spatial. On avait cette impression d’être dans un cocon de synthés et de nappes planantes, entre Blade Runner et le 14 m² d’un passionné de Moog.
Groupe culte s’il en est, les deux Versaillais (Jean-Benoît Dunckel & Nicolas Godin) fêtent les 25 ans de Moon Safari – et ça se sent dans le public, entre ados curieux et trentenaires-quadras émus.
La scénographie ? Hallucinante. Un rideau de lumière suspendu, des visuels planants, et ce son léché, minimaliste, presque cinématographique. À un moment, Charli XCX débarque en guest pour une reprise de Playground Love – improbable mais efficace. Un petit choc générationnel bien orchestré.
💡 Fun fact : Air a bossé avec Sofia Coppola sur plusieurs B.O., dont Virgin Suicides. D’où cette sensation de rêver éveillé.
Parcels – Good vibes garanties
Ensuite, direction Parcels, les Australiens les plus funky de Berlin (oui, ils vivent là-bas). Dès qu’ils montent sur scène, l’ambiance monte de 10 crans. Leur look rétro, leurs chorés un peu nerdy, et leur groove à la Daft Punk rendent le truc hyper vivant.
La lumière est dingue, tout est super calé, mais en même temps t’as l’impression qu’ils sont là juste pour s’éclater. Ils ont une sorte d’élégance cool très naturelle.
💡Parcels a carrément enregistré un morceau avec Daft Punk (Overnight, 2017). Et c’est le dernier morceau studio que les Daft ont jamais produit.
Gesaffelstein – Le mystère rougeoyant
Alors là… grosse claque visuelle et sonore. J’avoue, je le connaissais de nom, mais pas plus. Et wow. Il arrive entièrement masqué, comme une sorte de prêtre techno cyberpunk. Tout en noir, hyper sobre, mais ses yeux qui s’illuminent en rouge, dans une obscurité totale, ça fout presque les frissons.
Sa console est une arborescence de platines autour de lui, genre autel sacré. C’est froid, c’est dur, mais c’est beau.
🌀 Bémol perso : Je me suis demandé si le set aurait eu le même impact si c’était un DJ inconnu sans cette aura. Probablement pas. Mais bon, c’est ça aussi la magie de la mise en scène.
💡 Fun fact : Gesaffelstein, c’est Mike Lévy, un Lyonnais. Il a bossé avec The Weeknd (Lost in the Fire) et même Kanye West (Black Skinhead).
Charli XCX – Un détour pas très utile
Petite pause rapide pour aller voir Charli XCX, qu’on avait aperçue plus tôt avec Air. Là, c’est son vrai set, mais… mouais.
Elle est seule sur scène, beaucoup (trop) d’autotune, beaucoup de marche avant/arrière, peu de live réel. Ça manque d’incarnation. Le public est là, surtout les fans hardcore, mais j’ai pas accroché.
💡 Charli est pourtant une pionnière de la hyperpop, elle a lancé plein de trucs avec SOPHIE ou A.G. Cook. Mais en live, ça peut tomber un peu à plat sans mise en scène forte.
Marcel Dettmann – Techno sous les plantes
Pour finir la soirée, Marcel Dettmann sur la scène suspendue aux plantes (ma pref aussi 💚). On passe en mode hypnose douce : techno bien construite, lente montée, lumières tamisées qui jouent avec les feuillages, et cette sensation d’être dans une jungle berlinoise.
C’est propre, c’est simple, c’est efficace. Un bon moment pour se laisser embarquer sans penser. Exactement ce qu’il fallait pour clôturer.
💡 Dettmann, c’est une figure de la techno berlinoise, résident du Berghain depuis ses débuts. Un genre de moine techno au style froid mais ultra maîtrisé.
En résumé ?
Une journée pleine de contrastes
Vivement la prochaine édition 🌿




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