26 mai 2025 – Salle Pleyel, Paris
Steven Wilson est un monstre sacré du rock progressif contemporain. Fondateur du groupe Porcupine Tree, mais aussi producteur, remixeur (notamment pour King Crimson, Yes, Jethro Tull, Opeth), il mène une carrière solo aussi dense que variée. Ce concert à la Salle Pleyel était l’illustration parfaite de son exigence musicale et de son sens du détail.
L’ouverture était originale : la première partie, c’était lui-même. Sur l’écran géant, un mini-film musical immersif nous plongeait dans son univers entre science-fiction, nostalgie et réflexion existentielle. Ce choix audacieux montrait déjà à quel point Wilson aime brouiller les pistes, surprendre et proposer une expérience complète.
Lorsque le live principal a commencé, l’écran s’est éteint, laissant place à la pureté de la scène : pas d’effets, pas de distractions – uniquement la musique et les musiciens. Et quels musiciens ! Un groupe incroyablement précis, chacun à son sommet. Des moments instrumentaux époustouflants, des solos mesurés mais toujours justes, et une setlist équilibrée entre ses albums solo (notamment The Raven That Refused to Sing, Hand. Cannot. Erase.) et quelques clins d’œil à Porcupine Tree.

L’ambiance dans la salle était presque religieuse : pas de cris inutiles, que des connaisseurs attentifs, pendus à chaque note. On sentait l’admiration collective pour ce perfectionniste au service de l’émotion brute.
Une anecdote amusante : Steven Wilson aime plaisanter sur son apparence très “banale” comparée au cliché du rocker. Il raconte souvent qu’on lui demande s’il travaille dans l’informatique. Pourtant, sur scène, c’est un géant.
Un concert dense, exigeant, mais profondément gratifiant. Steven Wilson n’est pas là pour flatter, il est là pour emmener. Et on suit, sans hésiter.





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