Un génie trop conscient de lui-même ?
Chilly Gonzales est un artiste reconnu pour son talent de pianiste et son approche unique mêlant classique et pop moderne. Ce virtuose canadien est connu pour sa capacité à improviser et à dialoguer avec son public. Son concert à L’Olympia était une démonstration de son savoir-faire, mais il manquait peut-être un peu de cette magie que j’attendais.
Il est bon, ça ne fait aucun doute, mais il sait qu’il l’est et ça se ressent. L’ambiance oscillait entre moments de grâce et passages plus égocentriques, où il semblait plus préoccupé par son image de génie que par l’émotion qu’il pouvait transmettre. Anecdote intéressante : Gonzales détient le record du plus long concert de piano solo avec une performance de 27 heures non-stop. Autre fun fact : il aime être à l’aise sur scène, et pour cela, il se produit régulièrement en robe de chambre et pantoufles, ce qui renforce son personnage décalé et excentrique.
Ce soir-là, il a également fait venir quelques invités surprises, apportant une dynamique intéressante au spectacle. Parmi eux, le rappeur Jarvis Cocker, avec qui il a revisité une version minimaliste de Running the World, et une apparition de Feist, qui a livré une superbe interprétation de The Reminder. Ces moments ont ajouté une touche unique à la soirée, mais n’ont pas suffi à faire oublier certaines longueurs dans le set.
Malgré une technique irréprochable, j’aurais aimé plus de spontanéité et de sincérité dans son jeu. Reste que voir Chilly Gonzales sur scène est une expérience en soi, ne serait-ce que pour comprendre la singularité de son approche musicale.





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